Dr Jane Lubchenco

Dr Jane Lubchenco

Docteur spécialisée en biologise marine et scientifique de l’environnement

Le Président Obama a fait appel à elle pour occuper les fonctions de directrice de l’Administration nationale des études océaniques et atmosphériques (NOAA), l’agence principale chargée de la météorologie, du climat et des océans aux États-Unis.
À l’issue de ces quatre années, elle a repris ses activités universitaires, au début en tant qu’éminent visiteur (Distinguished Visitor) du Haas Center for Public Service de l’université de Stanford puis aujourd’hui comme professeur de biologie marine à l’université d’état de l’Oregon, poste qu’elle avait déjà occupé pendant 30 ans avant d’être désignée à la tête de la NOAA. Elle est titulaire d’un B.A. (baccalauréat) en biologie du Colorado College, d’un M.S. (master en sciences) en zoologie de l’Université de Washington et d’un Ph.D. (doctorat) en écologie à l’université de Harvard.
Mme Lubchenco a occupé les fonctions de présidente de l’American Association for the Advancement of Science (association américaine pour le progrès de la science), du Conseil international pour la science, et de l’Ecological Society of America (organisation écologiste américaine), et a fait partie de nombreuses commissions comme la Pew Oceans Commission, la Joint Oceans Commission Initiative, la commission pour l’Arctique de l’Aspen Institute, le conseil consultatif de Google pour Google Ocean et du groupe d’experts indépendants pour le partenariat mondial pour les océans de la Banque mondiale.
Elle est l’une des écologistes les plus citées dans le monde. Huit de ces publications sont déjà reconnues comme des grands classiques scientifiques. Elle est membre élue de nombreuses académies des sciences dont la U.S. National Academy of Sciences et la Royal Society. Son travail a été maintes fois récompensé dont notamment par le MacArthur « genius » award, 19 doctorats honorifiques, le Heinz Award pour l’Environnement, le prix du Blue Planet et le prix BBVA Foundation Frontiers of Knowledge Award en écologie et biologie de la conservation. En 2010 elle a été élue « personnalité de l’année » par la revue scientifique internationale Nature.
Jane Lubchenco se consacre avec passion à promouvoir la découverte, la communication et l’utilisation de la connaissance scientifique. Elle jouit par ailleurs d’une grande réputation pour avoir défendu le concept de « contrat social pour les scientifiques » selon lequel les scientifiques doivent rechercher et partager la connaissance si elle peut répondre aux problèmes les plus urgents de la société et le faire avec transparence, honnêteté et humilité. Elle est cofondatrice de trois organisations qui militent en faveur de la communication de la connaissance scientifique : Le Leopold Leadership Program, le Communication Partnership for Science and the Sea (COMPASS), et Climate Central.
Pendant 3 décennies, Mme Lubchenco a défendu avec ferveur une meilleure compréhension du changement climatique et des moyens de les atténuer. Elle s’est efforcée de sensibiliser les responsables politiques aux causes et conséquences du changement climatique afin de mettre en place des solutions politiques. Elle a dirigé des recherches visant à mieux comprendre son impact sur les océans et mettre au point des solutions d’adaptation. Elle est fréquemment invitée à fournir aux décideurs, chefs d’entreprises et citoyens les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions avisées. Elle a participé à de nombreuses évaluations du climat de la National Academy of Sciences, a épaulé le Président Clinton, le Vice-président Gore, et témoigné devant de nombreuses commissions du Congrès américain et plusieurs comités législatifs d’état sur le changement climatique. Elle a coprésidé le groupe consultatif du gouverneur de l’Oregon sur le réchauffement mondial dont les recommandations principales ont été adoptées par l’état. Elle travaille en étroite collaboration avec les chefs d’entreprises, les ONG et les organisations confessionnelles afin de fournir des informations utiles sur le changement climatique. Elle a formé des dizaines de scientifiques à devenir de meilleurs communicateurs et dirigeants. Elle a donné un nombre incalculable de conférences et d’entretiens et écrit des articles célèbres sur le changement climatique et l’acidification des océans.

Durant les quatre années qu’elle a passées à Washington, D.C., Mme Lubchenco s’est élevée contre les sceptiques du changement climatique tout en partageant ses immenses connaissances scientifiques sur des sujets allant de l’acidification des océans aux événements climatiques extrêmes et les impacts du changement climatique sur la pêche, l'Arctique et les communautés côtières. Avec Jane Lubchenco à sa direction, la NOAA a produit et soutenu la science climatique mondiale, encouragé les efforts de l’agence fédérale à mettre au point la plus ambitieuse évaluation du climat national jamais réalisée, créé des centres climatiques régionaux et développé une nouvelle génération de produits climatiques qui améliorent la compréhension du grand public et soutiennent les prises de décision avisées sur l’atténuation et l’adaptation.

La NOAA et Mme Lubchenco ont joué un rôle déterminant dans la compréhension et l’observation du problème de l’acidification des océans. Lors d’un témoignage oral devant une commission du Congrès américain clairement marqué par son originalité, Jane Lubchenco a réalisé une démonstration en laboratoire afin d’illustrer les concepts fondamentaux de l’acidification des océans. Elle continue à s’exprimer sur cette menace majeure pour les océans en bonne santé, la sécurité alimentaire et le bien-être humain et la nécessité de réduire les émissions de carbone et de mettre au point des stratégies d’adaptation. Au travers de ses activités, Mme Lubchenco met l’accent à la fois sur l’urgence et la faisabilité de la réponse au changement climatique et aux autres changements mondiaux qui y sont étroitement liés en adoptant une optique globale. Elle a constaté une évolution positive dans la sensibilisation du public au problème et sa volonté de trouver une solution. Elle reste optimiste et espère qu’un nombre suffisant de dirigeants politiques à différents niveaux prendront part à la solution et contribueront à amorcer la transition vers des pratiques et politiques plus durables.